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@@ -28,17 +28,238 @@ aller jusqu'au quai, ainsi dès lors, je commençais à changer
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de sentiments, en effaçant pour quelque temps le souvenir de
mes parents et amis, ce qui ne fut pas une petite entreprise et de
laquelle je ne serai jamais venu à bout, si je ne me fus servi
une liqueur bachique; ce fut pour moi un expédient tout
charmant, car lorsque j'en eus pris une certaine dose, j'oubliais
mon sentiment, mes parents et mes amis et même
jusqu'à, moi; après que j'eusse reposé quelques heures, nous
remontâmes à cheval pour aller gagner le gîte qui était à Chartres.
Mais avant d'y arriver, l'empressement que j'avais de
m'éloigner d'un endroit où je croyais avoir laissé tout mon
chagrin me fit pousser mon cheval avec une telle violence qu'un
de ses pieds de devant venant à manquer me fit sauter par
dessus sa tête, harnaché à peu près comme Don Quichotte excepté
qu'au lieu de lance, j'avais un fusil à la main appuyé sur
l'arçon de ma selle et mon cor de chasse autour de moi
qui furent l'un et l'autre assez maltraités, car du coup, mon
fusil fut rompu en deux; Voici comment je quittais la Beauce.
J'arrivais à Chartres, cette ville est située
sur une éminence dont les approches sont très mauvaises,
principalement l'hiver. Il faut descendre par d'épouvantables
chemins et ensuite remonter avant d'y entrer; Les
rues sont assez mal pavées et fort étroites, outre cela
elles sont la plupart très rapides; Etant donc arrivé du
côté du moulin, la première personne qui s'offrit à mes
yeux fut Mademoiselle Jutot. Je ressentis à l'instant une certaine
joie, mais qui fut bientôt dissipée par le souvenir du
temps que j'avais passé avec elle si agréablement à Meudon.
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D'abord, elle m'invita à venir souper où elle me reçut
parfaitement. J'étais charmé de l'avoir vue, mais ce plaisir
me coûta cher puisqu'il me replongea dans mes premiers
chagrins et principalement, lorsqu'il fallut nous séparer.
Comme il fallait que je remonte à cheval le lendemain de
grand matin, je lui fis mes adieux de la manière la plus
tendre qu'il me fut possible et je la quittais sur les minuits où
de là, je m'en fus rejoindre mes camarades de voyage. Je me
mis au lit, mais il me fut bien impossible d'y prendre le
moindre repos, ayant l'esprit aussi embarassé que
ci-devant; Sitôt le jour venu, nous continuâmes notre
route et fûmes dîner à Champeron et de là coucher
à Nogent le Rotrou qui est dans le Perche.
Le lendemain, nous fûmes dîner à la Ferté Bernard et
de là, souper à Saint Mars. Ce sont des petits villages dont ce
dernier est fort joli. A l'hôtellerie où nous mîmes pied à
terre, nous trouvâmes une grosse dondon de fort bonne
mine qui nous conduisit dans une chambre où elle ne nous
laissa manquer de rien et eut un soin très grand de moi.
C'était la fille du logis. Je reçus avec plaisir ses attentions
et lui en témoignais ma reconnaissance.
En attendant le souper, comme cette maison était située
au bord d'un beau bois de haute futaie où il y avait de
très belles avenues, je fus avec mon cor m'y promener.
J'y trouvais des ecchos magnifiques qui me procurèrent beaucoup
plus de plaisirs que je devais en attendre, car je ne fus pas
longtemps sans compagnie.
Comme je n'étais pas beaucoup éloigné du
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château de Monsieur de Saint Mars, je vis venir à moi deux
demoiselles. Je ne demeurais pas longtemps sans leur parler
et aussi sans apprendre qui elles étaient. En les abordant,
je fus ravi de leur beauté et je me trouvais au milieu d'elles
comme un fer entre deux aimants, ne sachant laquelle des
deux avait le plus de mérite. Cependant, Mademoiselle de Saint Mars quoi
qu'avec un air fort négligé, me laissa voir à travers une
coiffe à moitié abattue les plus beaux yeux et la plus belle
bouche que jamais la nature ait formé sous les cieux
de plus beau et de plus parfait. Charmé de mon heureuse
rencontre, je commençai déjà à sentir l'effet de tant de
charmes en mon cœur et même lui en avais déjà témoigné
le regret et la peine que leur absence allait me causer quand
je vis venir à nous un jeune homme assez bien fait, mais
avec tant de ressemblance entre lui et mademoiselle sa sœur
que j'aurais juré, si elle se fut retirée, qu'elle s'était déguisée en
garçon. Il me pria, de la part de Monsieur son Père, d'entrer dans
le château, qu'il souhaitait me voir; quoi que je ne fusse
point avec la propreté que j'aurais souhaité, mais seulement
en cavalier qui venait de mettre pied à terre et même encore
avec mes bottes. Je ne laissais point que d'avoir l'honneur de
donner la main à Mademoiselle de Saint Mars qui l'accepta avec une
bonté et une naïveté toute charmante et vis que cela ne
lui faisait point de peine. Qu'au contraire, elle recevait ce
que j'avais l'honneur de lui conter avec plaisir; Lors donc
je fus à la porte de l'appartement, j'entrais et je fis
mes excuses à Monsieur et Mademoiselle de Saint Mars de ce que j'avais osé
paraître devant eux en bottes et en l'état où j'étais; Ils me
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firent mille gracieusetés et m'ordonnèrent de me mettre à
mon aise. Après m'avoir questionné de Paris et où
j'allais, ils me firent l'honneur de me prier à souper
avec eux, ce que je n'aurais refuser, attendu l'honneur qu'ils
me faisaient. Nous nous mîmes à table où l'on servit,
non pas comme à la campagne, mais avec toute la manière
parisienne, c'est-à-dire très proprement. Après le souper,
Monsieur me pria de donner du cor, ce que je fis assez bien,
quoi qu'après avoir bien mangé, les échos étaient
charmants dans ce bois. Tout ce qui me manquait, c'était
l'occasion d'y pouvoir entretenir, comme j'avais fait auparavant
mademoiselle sa fille, mais d'un autre côté, mes yeux me
donnèrent la satisfaction de lui faire comprendre
l'embarras où j'étais. Comme il se faisait déjà tard, je
voulus prendre congé d'eux et les remercier de l'honneur
qu'ils avaient bien voulu me faire, mais il me fut impossible.
Ils me firent rentrer pour boire quelques liqueurs et Monsieur de
St Mars me dit qu'il avait affaire au quai Saillard de
grand matin, qu'il m'y mènerait et que nous y serions
avant le messager, qu'il allait dire à un de ses domestiques
d'aller à la Messagerie dire de ne point m'attendre.
Effectivement, j'y couchais dans un très bon lit, pour dire
que j'y dormis, je mentirai si je savais dire. Car joint
à mes idées gracieuses qui s'offrirent cette nuit dans
mon esprit, j'étais dans une chambre proche de celle
de Mademoiselle de Saint Mars sans pouvoir seulement lui dire
un mot, ce qui fit que je fus contraint de manger mon
pain à la fumée.
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Le jour étant venu, je me levai pour tâcher
d'aller jusqu'à l'hôtellerie, mais je fus fort étonné de
voir venir Monsieur de St Mars dans ma chambre tout
prêt à partir. Nous passâmes dans sa chambre où
il y avait une table sur laquelle il y avait un
potage et quelques viandes froides pour déjeuner.
Madame de St Mars était dans son lit; ce qui me
fâcha, c'est qu'avant de partir, j'eus le chagrin de
ne plus revoir l'objet de mes amours parce qu'il
était trop matin. Néanmoins, nous déjeunâmes et ensuite
je pris congé de Madame en la remerciant de l'honneur
qu'elle m'avait bien voulu faire; Je fus très sensible
aux marques d'amitié qu'elle me témoigna, elle me
dit adieu en me disant que j'allais peut-être perdre la
France pour toujours, puis que j'allais sur un élément très
périlleux. Je la remerciais derechef de la part qu'elle
prenait à ce qui me regardait et la quittait ainsi.
Monsieur de St Mars et moi montâmes ensuite dans une chaise
et nous nous en fûmes à la dînée où nous arrivames avant
le messager. Comme il avait affaire à une lieu ½ du
quay Saillard, il me quitta avec toute la tendresse d'un
véritable père et moi, avec tous les regrets possibles.
Je me fis allumer un grand feu en attendant que le messager
arrivât où j'eus le temps de m'abandonner à mes rêveries et
à la rencontre que j'avais faite et perdue presque aussitôt.
Pendant que je rêvais ainsi, je vis venir mes acamrades
de voyage qui me firent un espèce de reproche de ce que
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Je les quittais presque à toutes les relâches. Je leur
représentais que, m'étant trouvé si honoré et prié de
si bonne grâce, que je n'avais pû me dispenser de
répondre aux honnêtetés que l'on m'avait faites,
desquelles je me souviendrai. Nous dînâmes étant toujours
très bien servis. Je bus plus qu'à mon ordinaire pour
chasser une tristesse qui ne demandait pas mieux
que de reprendre racine en mon esprit. Ensuite, nous montâmes
à cheval pour aller gagner La Flèche, ville fort jolie qui était
notre couchée. Avant que d'y arriver, comme j'étais très
mal monté, je tombais dans un trou où il y avait bien 5 à 6
pieds d'eau. Ma rosse tantôt dessus moi, tantôt dessous, me
fit boire plus que je n'aurais voulu, de sorte qu'en me
débattant bien, je me débarrassais et sortis du trou à moitié noyé
et mon cheval de même. J'y laissais un de mes pistolets.
Ensuite je remontai sur ma bête, chancelants tous les deux et en
très mauvais équipage pour tâcher de rattraper le messager
qui était déjà très loin et dont j'avais encore 5 lieues à faire
par temps très froid, de sorte que, quand j'arrivai j'étais
gelé dans mes bottes. Le nommé de Troyes qui était mon
camarade de voyagage s'était moqué de nos chûtes
précédentes et même nous raillait encore. Lorsqu'il
voulut faire faire une petite caracole à son cheval qui
avait plus d'apparence que les nôtres, mais aussi
fatigué et même plus, il le jeta assez lourdement dans
un bourbier épais sous lui et se reposait là sur son corps.
Nous vîmes bientôt un homme très embarassé de sa peau
et qui n'avait nullement envie de nous badiner. Lorsque qu'il y fut
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resté un moment, nous fouettâmes son cheval qui, avec toutes
les peines du monde, se releva et ensuite, le sieur de Troyes, mais
ce fut là tout ce que lui et nous pûmes faire, car pour en sortir
avec ses bottes, c'est ce dont il ne pût venir à bout. Il fut
donc contraint d'en sortir nu-jambes. Cependant, il tenta avec
une corde qu'il attacha au tuyau de la botte de la sortir,
mais il lui fût impossible, la botte venant par morceaux.
Il prit son parti en galant homme et monta à cheval
nu-pieds. Heureusement pour nous qu'il faisait nuit quand
nous entrâmes dans la ville, car nous aurions été hués par des
enfants tant nous étions horriblement pleins de boue.
Cette ville est fort jolie et emplie de jeunesse. Après nous
être changés depuis les pieds jusqu'à la tête et un peu
délassés, nous fûmes à la comédie qui fut jouée tant bien
que mal. On représentait ce jour-là le «Malade Imaginaire».
Dessus le théatre où nous étions, nous fîmes connaissance
d'un jeune homme de fort bon air qui, lorsque la comédie
fût finie, vint jusqu'à notre auberge avec nous où sur de
simples prières que nous lui fîmes, il s'engagea à rester à
souper, où il fit venir beaucoup d'extraordinaire tant
en dessert qu'en vins et liqueurs. Comme je ne voulus
point en être le sot, je pris l'hôte en particulier. Voyant
que la dépense extraordinaire se montait fort haut, je m'informais
à lui qui était ce jeune homme et s'il le connaissait. Il me
répondit que oui et que c'était un jeune homme de famille,
mais que c'était un bretailleur et un joueur, qu'il avait eu
envie de nous en avertir, mais que jusque là, il n'en avait point
trouvé l'occasion, ainsi que nous eussions à nous
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méfier de lui, qu'il ferait tout son possible pour nous
tendre des pièges afin d'avoir notre argent. Je le
remerciai de son bon avertissement duquel je me
servis. Il me dit encore que, jusqu'à ce qu'il eut joué, il avait
la bêtise de vouloir payer toute la dépense. Je fus
charmé de m'être fait instruire et ensuite je me
remis à table et me proposais bien de le faire jouer, non
pas aux cartes, mais le rôle de la dupe. Pour cet effet, je
lui inspirai beaucoup de gaîté pour son argent et
moi, ne me gênais plus. Car de tout ce que je voulus boire
et manger, je n'avais qu'à seulement lui en toucher
légèrement quelque chose, j'étais sûr de l'avoir sur l'heure.
À la fin du repas, je voulus savoir le compte, mais notre
homme ne voulut jamais que nous en eussions la
moindre connaissance. J'avais averti de Troyes de ce qui
en était, de sorte que pour la façon, je voulus faire
venir sur mon compte quelques liqueurs, mais il ne
voulut jamais me le permettre. Après avoir causé un
moment, il nous proposa une partie de masque pour passer
le temps, je ne voulut point l'accepter et je lui alléguais
que nous étions très las. Lorsqu'il vit que je ne voulais
point mordre aucunement dans tout ce qu'il proposait,
il nous offrit le café. Je l'acceptais non pas pour lui souffrir
de payer mais du moins lui donner quelques liqueurs.
Nous y fûmes, mais il voulut absolument payer le tout
et fût parler à la maîtresse dudit lieu. Pendant ce temps, je
profitais de l'occasion pour dire à Monsieur de Troyes de nous
retirer, qu'il en était temps, mais il ne m'écouta point.

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@@ -15,8 +15,8 @@ Joint a quelques amis que je quittois, toutes ces choses reunies
ensemble causerent en moy un tel boulvercement que j'en
perdis le repos et l'appetie. neanmoins la nuit s'étant passee
il fallut remonter a cheval ce qui fut un autre chagrin car plus
je m'éloigois plus je me trouvois accablé; enfin Lors que je fus
arrivé au quay de lauray(Le gé de Longroi) qui etoit la seconde dinée je ne me
je m'éloignois plus je me trouvois accablé; enfin Lors que je fus
arrivé au quay de lauray qui etoit la seconde dinée je ne me
sentis point avoir plus de fin qu'a l'ordinaire au contraire jallois
de pis en pis; Lors que deux messieurs avec les quels j'éstois sortis
de Paris me voyant dans cet etat firent ce qu'ils purent pour
@@ -31,14 +31,14 @@ mes parents et amis qui ne fus une petite entreprise. et de
laquelle je ne serois jamais venu about si je ne me fus servis
de la liqueur Bachique; ce fut la pour moy un expediant tout
charmant. car lors que jen eut pris une certaine dose j'oubliay
mon sentiment mes parants et mes amis mais *mesme
mon sentiment mes parants et mes amis mais mesme
jusques a moy; apres que jusse reposé quelques heures nous
remontames a cheval pour aller gagner le giste qui etoit a Chartre
mais avant d'y arriver l'ampressement que j'avois de
m'éloigner d'un endroit ou je croyais avoir laissé tout mon
chagrin me fit pousser mon cheval avec une telle violance que
un de ses pieds de devant venant a manquer me fit sauter par
dessus de sa teste harnaché a peu pres comme don guichot (don quichotte ?) excepté
dessus de sa teste harnaché a peu pres comme don guichot excepté
qu'au lieu de lance j'avois mon fusil a la main. apuyé sur
l'arçon de ma selle, et mon corps de chasse autour de moy.
qui furent l'un et lautre assez maltraites car du coup mon
@@ -50,7 +50,7 @@ chemins et ensuitte remonter avant que d'y entrer; les
rues en sont assez mal paves et fort etroites, outre cela
elles sont la plupart tres rapides; étant donc arrivé du
costé du moulin. La premiere personne qui s'offrit a mes
yeux fut mademoiselle *Jutot, Je ressentis a l'instant une certaine
yeux fut mademoiselle Jutot, Je ressentis a l'instant une certaine
joye mais qui fut bien tot dissipée par le ressouvenir du
temps que j'avois passé avec elle si agreablement a Meudon
@@ -66,12 +66,12 @@ de la je m'en fus rejoindre mes camarades de voyage. je me
mis au lit mais il me fut bien impossible dy prendre le
moindre repos ayant l'esprit aussy embarrassé que cy
devant; sitot que le jour fut venu nous continuames notre
routte et fumes diner a Champeron (Champrond-en-Gâtine ?) et dela coucher
routte et fumes diner a Champeron et dela coucher
a Nogent le Rotrou qui est dans le Perche.
Le landemain nous fumes diner a la Ferté-Bernard et
de la souper a St Marc (Saint-Mars-la-Brière?), ce sont des petits villages dont ce
de la souper a St Marc, ce sont des petits villages dont ce
dernier est fort joly a l'hostellerie ou nous mimes pied a
terre nous trouvames une grosse doudou de fort bonne
terre nous trouvames une grosse dondon de fort bonne
mine qui nous conduisit dans une chambre ou elle ne nous
laissa manquer de rien et eut un soing tres grand de moy
céstois la fille du logis. je receus avec plaisir ses attentions
@@ -89,7 +89,7 @@ chasteau de monsieur de St Marc je vis venir a moy deux
demoiselles. Je ne demeuray pas longtemps sans leur parler
et aussy sans apprendre qui elles etaient; en les abordans
je fus ravie de leur beauté et je me trouvay au milieu d'elles
comme un fer entre deux émans(aimants ?) ne sachant laquelle des
comme un fer entre deux émans ne sachant laquelle des
deux avoit le plus de merite. Cependant mademoiselle de St Marc quoy
qu'avec un air fort negligé me laissa voir atravers une
Coeffe moitié abatue les plus beaux yeux et la plus belle
@@ -107,7 +107,7 @@ point avec la propreté que jaurois souhaitté. mais seulement
en cavalier qui venoit de mettre pied aterre et même encore
avec mes bottes je ne laissay point que d'avoir lhonneur de
donner la main a mademoiselle de St Marc qui l'acceptat avec une
bonté et une naiveté toute charmante et vis que cele ne
bonté et une naiveté toute charmante et vis que cela ne
luy faisoit point de peine. qu'au contraire elle recevoit ce
que j'avois lhonneur de luy conter avec plaisir; lors dont
que je fus a la porte de l'appartement. J'entray et je fit
@@ -122,7 +122,7 @@ avec eux. ce que je n'auray refuser attendu l'honneur quils
me faisoient nous nous mimes a table ou l'on servit
non pas comme a la campagne mais avec toute la maniere
parisienne c'est a dire tres proprement; apres le souper
*Monsieur me pria de donner du corps ce que je fis assez bien
Monsieur me pria de donner du corps ce que je fis assez bien
quoy qu'apres avoir bien manger, les échos éstoient
charmans dans ce bois. tout ce qui m'y manquoit c'estoit
l'occasion d'y pouvoir entretenir comme j'avois fait aparavant