diff --git a/readme.md b/readme.md index b76c89b..d51e5af 100644 --- a/readme.md +++ b/readme.md @@ -5,5 +5,5 @@ Dedans il y a le pdf du livre, ainsi qu'un fichier .md qui est la traduction en # État d'avancement | Retranscription | adaptation des phrases | Français moderne | |-----------------|------------------------|------------------| -| 44/183 | 4.5/183 | 0/183 | -| 24.04% | 2.46% | 0% | \ No newline at end of file +| 44/183 | 12.5/183 | 0/183 | +| 24.04% | 6.83% | 0% | \ No newline at end of file diff --git a/src/Adaptation/02-10.md b/src/Adaptation/02-10.md index 83aba89..48d9e49 100644 --- a/src/Adaptation/02-10.md +++ b/src/Adaptation/02-10.md @@ -28,17 +28,238 @@ aller jusqu'au quai, ainsi dès lors, je commençais à changer # Page3 de sentiments, en effaçant pour quelque temps le souvenir de +mes parents et amis, ce qui ne fut pas une petite entreprise et de +laquelle je ne serai jamais venu à bout, si je ne me fus servi +une liqueur bachique; ce fut pour moi un expédient tout +charmant, car lorsque j'en eus pris une certaine dose, j'oubliais +mon sentiment, mes parents et mes amis et même +jusqu'à, moi; après que j'eusse reposé quelques heures, nous +remontâmes à cheval pour aller gagner le gîte qui était à Chartres. +Mais avant d'y arriver, l'empressement que j'avais de +m'éloigner d'un endroit où je croyais avoir laissé tout mon +chagrin me fit pousser mon cheval avec une telle violence qu'un +de ses pieds de devant venant à manquer me fit sauter par +dessus sa tête, harnaché à peu près comme Don Quichotte excepté +qu'au lieu de lance, j'avais un fusil à la main appuyé sur +l'arçon de ma selle et mon cor de chasse autour de moi +qui furent l'un et l'autre assez maltraités, car du coup, mon +fusil fut rompu en deux; Voici comment je quittais la Beauce. +J'arrivais à Chartres, cette ville est située +sur une éminence dont les approches sont très mauvaises, +principalement l'hiver. Il faut descendre par d'épouvantables +chemins et ensuite remonter avant d'y entrer; Les +rues sont assez mal pavées et fort étroites, outre cela +elles sont la plupart très rapides; Etant donc arrivé du +côté du moulin, la première personne qui s'offrit à mes +yeux fut Mademoiselle Jutot. Je ressentis à l'instant une certaine +joie, mais qui fut bientôt dissipée par le souvenir du +temps que j'avais passé avec elle si agréablement à Meudon. # Page4 +D'abord, elle m'invita à venir souper où elle me reçut +parfaitement. J'étais charmé de l'avoir vue, mais ce plaisir +me coûta cher puisqu'il me replongea dans mes premiers +chagrins et principalement, lorsqu'il fallut nous séparer. +Comme il fallait que je remonte à cheval le lendemain de +grand matin, je lui fis mes adieux de la manière la plus +tendre qu'il me fut possible et je la quittais sur les minuits où +de là, je m'en fus rejoindre mes camarades de voyage. Je me +mis au lit, mais il me fut bien impossible d'y prendre le +moindre repos, ayant l'esprit aussi embarassé que +ci-devant; Sitôt le jour venu, nous continuâmes notre +route et fûmes dîner à Champeron et de là coucher +à Nogent le Rotrou qui est dans le Perche. +Le lendemain, nous fûmes dîner à la Ferté Bernard et +de là, souper à Saint Mars. Ce sont des petits villages dont ce +dernier est fort joli. A l'hôtellerie où nous mîmes pied à +terre, nous trouvâmes une grosse dondon de fort bonne +mine qui nous conduisit dans une chambre où elle ne nous +laissa manquer de rien et eut un soin très grand de moi. +C'était la fille du logis. Je reçus avec plaisir ses attentions +et lui en témoignais ma reconnaissance. +En attendant le souper, comme cette maison était située +au bord d'un beau bois de haute futaie où il y avait de +très belles avenues, je fus avec mon cor m'y promener. +J'y trouvais des ecchos magnifiques qui me procurèrent beaucoup +plus de plaisirs que je devais en attendre, car je ne fus pas +longtemps sans compagnie. +Comme je n'étais pas beaucoup éloigné du # Page5 +château de Monsieur de Saint Mars, je vis venir à moi deux +demoiselles. Je ne demeurais pas longtemps sans leur parler +et aussi sans apprendre qui elles étaient. En les abordant, +je fus ravi de leur beauté et je me trouvais au milieu d'elles +comme un fer entre deux aimants, ne sachant laquelle des +deux avait le plus de mérite. Cependant, Mademoiselle de Saint Mars quoi +qu'avec un air fort négligé, me laissa voir à travers une +coiffe à moitié abattue les plus beaux yeux et la plus belle +bouche que jamais la nature ait formé sous les cieux +de plus beau et de plus parfait. Charmé de mon heureuse +rencontre, je commençai déjà à sentir l'effet de tant de +charmes en mon cœur et même lui en avais déjà témoigné +le regret et la peine que leur absence allait me causer quand +je vis venir à nous un jeune homme assez bien fait, mais +avec tant de ressemblance entre lui et mademoiselle sa sœur +que j'aurais juré, si elle se fut retirée, qu'elle s'était déguisée en +garçon. Il me pria, de la part de Monsieur son Père, d'entrer dans +le château, qu'il souhaitait me voir; quoi que je ne fusse +point avec la propreté que j'aurais souhaité, mais seulement +en cavalier qui venait de mettre pied à terre et même encore +avec mes bottes. Je ne laissais point que d'avoir l'honneur de +donner la main à Mademoiselle de Saint Mars qui l'accepta avec une +bonté et une naïveté toute charmante et vis que cela ne +lui faisait point de peine. Qu'au contraire, elle recevait ce +que j'avais l'honneur de lui conter avec plaisir; Lors donc +je fus à la porte de l'appartement, j'entrais et je fis +mes excuses à Monsieur et Mademoiselle de Saint Mars de ce que j'avais osé +paraître devant eux en bottes et en l'état où j'étais; Ils me # Page6 +firent mille gracieusetés et m'ordonnèrent de me mettre à +mon aise. Après m'avoir questionné de Paris et où +j'allais, ils me firent l'honneur de me prier à souper +avec eux, ce que je n'aurais refuser, attendu l'honneur qu'ils +me faisaient. Nous nous mîmes à table où l'on servit, +non pas comme à la campagne, mais avec toute la manière +parisienne, c'est-à-dire très proprement. Après le souper, +Monsieur me pria de donner du cor, ce que je fis assez bien, +quoi qu'après avoir bien mangé, les échos étaient +charmants dans ce bois. Tout ce qui me manquait, c'était +l'occasion d'y pouvoir entretenir, comme j'avais fait auparavant +mademoiselle sa fille, mais d'un autre côté, mes yeux me +donnèrent la satisfaction de lui faire comprendre +l'embarras où j'étais. Comme il se faisait déjà tard, je +voulus prendre congé d'eux et les remercier de l'honneur +qu'ils avaient bien voulu me faire, mais il me fut impossible. +Ils me firent rentrer pour boire quelques liqueurs et Monsieur de +St Mars me dit qu'il avait affaire au quai Saillard de +grand matin, qu'il m'y mènerait et que nous y serions +avant le messager, qu'il allait dire à un de ses domestiques +d'aller à la Messagerie dire de ne point m'attendre. +Effectivement, j'y couchais dans un très bon lit, pour dire +que j'y dormis, je mentirai si je savais dire. Car joint +à mes idées gracieuses qui s'offrirent cette nuit dans +mon esprit, j'étais dans une chambre proche de celle +de Mademoiselle de Saint Mars sans pouvoir seulement lui dire +un mot, ce qui fit que je fus contraint de manger mon +pain à la fumée. # Page7 +Le jour étant venu, je me levai pour tâcher +d'aller jusqu'à l'hôtellerie, mais je fus fort étonné de +voir venir Monsieur de St Mars dans ma chambre tout +prêt à partir. Nous passâmes dans sa chambre où +il y avait une table sur laquelle il y avait un +potage et quelques viandes froides pour déjeuner. +Madame de St Mars était dans son lit; ce qui me +fâcha, c'est qu'avant de partir, j'eus le chagrin de +ne plus revoir l'objet de mes amours parce qu'il +était trop matin. Néanmoins, nous déjeunâmes et ensuite +je pris congé de Madame en la remerciant de l'honneur +qu'elle m'avait bien voulu faire; Je fus très sensible +aux marques d'amitié qu'elle me témoigna, elle me +dit adieu en me disant que j'allais peut-être perdre la +France pour toujours, puis que j'allais sur un élément très +périlleux. Je la remerciais derechef de la part qu'elle +prenait à ce qui me regardait et la quittait ainsi. +Monsieur de St Mars et moi montâmes ensuite dans une chaise +et nous nous en fûmes à la dînée où nous arrivames avant +le messager. Comme il avait affaire à une lieu ½ du +quay Saillard, il me quitta avec toute la tendresse d'un +véritable père et moi, avec tous les regrets possibles. +Je me fis allumer un grand feu en attendant que le messager +arrivât où j'eus le temps de m'abandonner à mes rêveries et +à la rencontre que j'avais faite et perdue presque aussitôt. +Pendant que je rêvais ainsi, je vis venir mes acamrades +de voyage qui me firent un espèce de reproche de ce que # Page8 +Je les quittais presque à toutes les relâches. Je leur +représentais que, m'étant trouvé si honoré et prié de +si bonne grâce, que je n'avais pû me dispenser de +répondre aux honnêtetés que l'on m'avait faites, +desquelles je me souviendrai. Nous dînâmes étant toujours +très bien servis. Je bus plus qu'à mon ordinaire pour +chasser une tristesse qui ne demandait pas mieux +que de reprendre racine en mon esprit. Ensuite, nous montâmes +à cheval pour aller gagner La Flèche, ville fort jolie qui était +notre couchée. Avant que d'y arriver, comme j'étais très +mal monté, je tombais dans un trou où il y avait bien 5 à 6 +pieds d'eau. Ma rosse tantôt dessus moi, tantôt dessous, me +fit boire plus que je n'aurais voulu, de sorte qu'en me +débattant bien, je me débarrassais et sortis du trou à moitié noyé +et mon cheval de même. J'y laissais un de mes pistolets. +Ensuite je remontai sur ma bête, chancelants tous les deux et en +très mauvais équipage pour tâcher de rattraper le messager +qui était déjà très loin et dont j'avais encore 5 lieues à faire +par temps très froid, de sorte que, quand j'arrivai j'étais +gelé dans mes bottes. Le nommé de Troyes qui était mon +camarade de voyagage s'était moqué de nos chûtes +précédentes et même nous raillait encore. Lorsqu'il +voulut faire faire une petite caracole à son cheval qui +avait plus d'apparence que les nôtres, mais aussi +fatigué et même plus, il le jeta assez lourdement dans +un bourbier épais sous lui et se reposait là sur son corps. +Nous vîmes bientôt un homme très embarassé de sa peau +et qui n'avait nullement envie de nous badiner. Lorsque qu'il y fut # Page9 +resté un moment, nous fouettâmes son cheval qui, avec toutes +les peines du monde, se releva et ensuite, le sieur de Troyes, mais +ce fut là tout ce que lui et nous pûmes faire, car pour en sortir +avec ses bottes, c'est ce dont il ne pût venir à bout. Il fut +donc contraint d'en sortir nu-jambes. Cependant, il tenta avec +une corde qu'il attacha au tuyau de la botte de la sortir, +mais il lui fût impossible, la botte venant par morceaux. +Il prit son parti en galant homme et monta à cheval +nu-pieds. Heureusement pour nous qu'il faisait nuit quand +nous entrâmes dans la ville, car nous aurions été hués par des +enfants tant nous étions horriblement pleins de boue. +Cette ville est fort jolie et emplie de jeunesse. Après nous +être changés depuis les pieds jusqu'à la tête et un peu +délassés, nous fûmes à la comédie qui fut jouée tant bien +que mal. On représentait ce jour-là le «Malade Imaginaire». +Dessus le théatre où nous étions, nous fîmes connaissance +d'un jeune homme de fort bon air qui, lorsque la comédie +fût finie, vint jusqu'à notre auberge avec nous où sur de +simples prières que nous lui fîmes, il s'engagea à rester à +souper, où il fit venir beaucoup d'extraordinaire tant +en dessert qu'en vins et liqueurs. Comme je ne voulus +point en être le sot, je pris l'hôte en particulier. Voyant +que la dépense extraordinaire se montait fort haut, je m'informais +à lui qui était ce jeune homme et s'il le connaissait. Il me +répondit que oui et que c'était un jeune homme de famille, +mais que c'était un bretailleur et un joueur, qu'il avait eu +envie de nous en avertir, mais que jusque là, il n'en avait point +trouvé l'occasion, ainsi que nous eussions à nous -# Page10 \ No newline at end of file +# Page10 +méfier de lui, qu'il ferait tout son possible pour nous +tendre des pièges afin d'avoir notre argent. Je le +remerciai de son bon avertissement duquel je me +servis. Il me dit encore que, jusqu'à ce qu'il eut joué, il avait +la bêtise de vouloir payer toute la dépense. Je fus +charmé de m'être fait instruire et ensuite je me +remis à table et me proposais bien de le faire jouer, non +pas aux cartes, mais le rôle de la dupe. Pour cet effet, je +lui inspirai beaucoup de gaîté pour son argent et +moi, ne me gênais plus. Car de tout ce que je voulus boire +et manger, je n'avais qu'à seulement lui en toucher +légèrement quelque chose, j'étais sûr de l'avoir sur l'heure. +À la fin du repas, je voulus savoir le compte, mais notre +homme ne voulut jamais que nous en eussions la +moindre connaissance. J'avais averti de Troyes de ce qui +en était, de sorte que pour la façon, je voulus faire +venir sur mon compte quelques liqueurs, mais il ne +voulut jamais me le permettre. Après avoir causé un +moment, il nous proposa une partie de masque pour passer +le temps, je ne voulut point l'accepter et je lui alléguais +que nous étions très las. Lorsqu'il vit que je ne voulais +point mordre aucunement dans tout ce qu'il proposait, +il nous offrit le café. Je l'acceptais non pas pour lui souffrir +de payer mais du moins lui donner quelques liqueurs. +Nous y fûmes, mais il voulut absolument payer le tout +et fût parler à la maîtresse dudit lieu. Pendant ce temps, je +profitais de l'occasion pour dire à Monsieur de Troyes de nous +retirer, qu'il en était temps, mais il ne m'écouta point. diff --git a/src/Retranscription/02-10.md b/src/Retranscription/02-10.md index e23475a..0f4a448 100644 --- a/src/Retranscription/02-10.md +++ b/src/Retranscription/02-10.md @@ -15,8 +15,8 @@ Joint a quelques amis que je quittois, toutes ces choses reunies ensemble causerent en moy un tel boulvercement que j'en perdis le repos et l'appetie. neanmoins la nuit s'étant passee il fallut remonter a cheval ce qui fut un autre chagrin car plus -je m'éloigois plus je me trouvois accablé; enfin Lors que je fus -arrivé au quay de lauray(Le gé de Longroi) qui etoit la seconde dinée je ne me +je m'éloignois plus je me trouvois accablé; enfin Lors que je fus +arrivé au quay de lauray qui etoit la seconde dinée je ne me sentis point avoir plus de fin qu'a l'ordinaire au contraire jallois de pis en pis; Lors que deux messieurs avec les quels j'éstois sortis de Paris me voyant dans cet etat firent ce qu'ils purent pour @@ -31,14 +31,14 @@ mes parents et amis qui ne fus une petite entreprise. et de laquelle je ne serois jamais venu about si je ne me fus servis de la liqueur Bachique; ce fut la pour moy un expediant tout charmant. car lors que jen eut pris une certaine dose j'oubliay -mon sentiment mes parants et mes amis mais *mesme +mon sentiment mes parants et mes amis mais mesme jusques a moy; apres que jusse reposé quelques heures nous remontames a cheval pour aller gagner le giste qui etoit a Chartre mais avant d'y arriver l'ampressement que j'avois de m'éloigner d'un endroit ou je croyais avoir laissé tout mon chagrin me fit pousser mon cheval avec une telle violance que un de ses pieds de devant venant a manquer me fit sauter par -dessus de sa teste harnaché a peu pres comme don guichot (don quichotte ?) excepté +dessus de sa teste harnaché a peu pres comme don guichot excepté qu'au lieu de lance j'avois mon fusil a la main. apuyé sur l'arçon de ma selle, et mon corps de chasse autour de moy. qui furent l'un et lautre assez maltraites car du coup mon @@ -50,7 +50,7 @@ chemins et ensuitte remonter avant que d'y entrer; les rues en sont assez mal paves et fort etroites, outre cela elles sont la plupart tres rapides; étant donc arrivé du costé du moulin. La premiere personne qui s'offrit a mes -yeux fut mademoiselle *Jutot, Je ressentis a l'instant une certaine +yeux fut mademoiselle Jutot, Je ressentis a l'instant une certaine joye mais qui fut bien tot dissipée par le ressouvenir du temps que j'avois passé avec elle si agreablement a Meudon @@ -66,12 +66,12 @@ de la je m'en fus rejoindre mes camarades de voyage. je me mis au lit mais il me fut bien impossible dy prendre le moindre repos ayant l'esprit aussy embarrassé que cy devant; sitot que le jour fut venu nous continuames notre -routte et fumes diner a Champeron (Champrond-en-Gâtine ?) et dela coucher +routte et fumes diner a Champeron et dela coucher a Nogent le Rotrou qui est dans le Perche. Le landemain nous fumes diner a la Ferté-Bernard et -de la souper a St Marc (Saint-Mars-la-Brière?), ce sont des petits villages dont ce +de la souper a St Marc, ce sont des petits villages dont ce dernier est fort joly a l'hostellerie ou nous mimes pied a -terre nous trouvames une grosse doudou de fort bonne +terre nous trouvames une grosse dondon de fort bonne mine qui nous conduisit dans une chambre ou elle ne nous laissa manquer de rien et eut un soing tres grand de moy céstois la fille du logis. je receus avec plaisir ses attentions @@ -89,7 +89,7 @@ chasteau de monsieur de St Marc je vis venir a moy deux demoiselles. Je ne demeuray pas longtemps sans leur parler et aussy sans apprendre qui elles etaient; en les abordans je fus ravie de leur beauté et je me trouvay au milieu d'elles -comme un fer entre deux émans(aimants ?) ne sachant laquelle des +comme un fer entre deux émans ne sachant laquelle des deux avoit le plus de merite. Cependant mademoiselle de St Marc quoy qu'avec un air fort negligé me laissa voir atravers une Coeffe moitié abatue les plus beaux yeux et la plus belle @@ -107,7 +107,7 @@ point avec la propreté que jaurois souhaitté. mais seulement en cavalier qui venoit de mettre pied aterre et même encore avec mes bottes je ne laissay point que d'avoir lhonneur de donner la main a mademoiselle de St Marc qui l'acceptat avec une -bonté et une naiveté toute charmante et vis que cele ne +bonté et une naiveté toute charmante et vis que cela ne luy faisoit point de peine. qu'au contraire elle recevoit ce que j'avois lhonneur de luy conter avec plaisir; lors dont que je fus a la porte de l'appartement. J'entray et je fit @@ -122,7 +122,7 @@ avec eux. ce que je n'auray refuser attendu l'honneur quils me faisoient nous nous mimes a table ou l'on servit non pas comme a la campagne mais avec toute la maniere parisienne c'est a dire tres proprement; apres le souper -*Monsieur me pria de donner du corps ce que je fis assez bien +Monsieur me pria de donner du corps ce que je fis assez bien quoy qu'apres avoir bien manger, les échos éstoient charmans dans ce bois. tout ce qui m'y manquoit c'estoit l'occasion d'y pouvoir entretenir comme j'avois fait aparavant